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  • Musée du Vêtement Provençal
  • Eglise St Michel
  • Musée Jean Aicard



  • Musée du Vêtement Provençal

    Qui contacterDépart des visites au Musée du Vêtement Provençal
    du mardi au samedi 10 h - 14 h - 16 h
    Visites libres à la demande et groupes sur réservation
    Téléphone04 94 33 72 02

    Ce musée est situé dans un ancien moulin à huile construit en 1772 qui cessa toute activité après le terrible gel de 1956 anéantissant ainsi une grande partie des oliviers de la région.
     
    L’architecture intérieure du moulin à sang, c’est à dire que les meules pouvaient être tournées autant par les hommes que par les animaux notamment l’âne, ses six voûtes de presse, la cuisine typiquement provençal avec son potager (cuisinière), sa pile (évier), ainsi que de très belles pièces spécifiques comme la robe de marié qui n’est pas blanche mais de couleur verte-olive, la robe de communiante qui cédera sa place à l’aube mixte en 1960 ajoutent un intérêt supplémentaire à l’ensemble des vitrines.
     
    Plus de 200 vêtements en très bon état composent aujourd’hui l’exposition permanente sous vitrines. Vêtements féminins, masculins, d’enfants et les accessoires de la vie quotidienne sont ainsi présentés.
     
    Toute l’exposition couvre la période de 1800 à 1915, période fatale au vêtement provençal submergé par la mode parisienne.
    Le costume provençal : Les différences sociales se traduisent par le port d’un costume différent, surtout en ce qui concerne la qualité et la richesse des textiles. Et il n’y a pas qu’un costume en Provence mais plusieurs.
    D’Avignon à Nice et de Marseille à Gap, nous retrouvons plusieurs types de costumes féminins : le costume d’Arles, le costume du Comtat Venaissin, le costume de la Provence Maritime, le costume de la Provence Alpine et celui de Nice. A Solliès-ville le costume qui nous intéresse est celui de la Provence Maritime.
    Où peut-on retrouver des traces de la tradition du costume provençal :
    Les ex-voto permettent d’observer et d’analyser les costumes des personnages entourant le malade sur son lit ou bien sur les lieux de l’accident.
    la crèche provençale, le santon d’argile peint est né à Marseille en 1803. Des familles riches possédent des « crèches bibelots » très souvent en verre filé de style baroque. Le succès du santon est du  à ce que des créateurs s’inspirent de personnage caractéristique de leur ville ou village.
    La paysanne, la païsano  vit dans un logis modeste et travaille comme son mari à la campagne. Selon les saisons elle cueille les olives, lie les gerbes de blé, vendange…À cause dur labeur la paysanne se confectionne des vêtements dans des matières dures comme le chanvre qu’elle file et le porte ensuite chez le tisserand qui en fabrique une toile solide. Par souci d’économies elle porte ses vêtements jusqu’à une extrême usure.
     
    L’artisane,tient la boutique de son mari qui fait vivre la famille de son art. L’artisan est très souvent propriétaire de ses biens. Les tissus du costume de l’artisane par rapport à la paysanne sont de très bonne qualité.
    La bastidane, la bourgeso est la femme du ménager. Son mari est propriétaire de ses terres. Elle s’occupe de l’intendance du domaine et aide les bonnes œuvres. Son costume est très proche de la mode parisienne.
     
    La différence de costume pour ces trois classes sociales est la qualité du textile. La paysanne porte un costume simple et rustique alors que l’artisane et la bastidane portent de vêtements confectionnés dans de riches étoffes.
    Mais les éléments de leurs costumes sont semblables, elles portent toutes une robe ou cotillon, un bustier, une chemise, un jupon, une coiffe, un fichu, un tablier.

    Pour sortir, elles se couvrent d’une cape ou d’un châle, d’un chapeau noir pour l’hiver ou de paille naturelle pour l’été. Les hommes s’habillent d’une culotte, d’une chemise, d’une blouse, d’une taiole pour le paysan, d’un costume noir avec gilet pour le bourgeois.
     
     
     
    La mariée
    Le mariage est une cérémonie qui comporte de nombreux rites.
    Le jeune homme offre à la jeune fille un foulard ou tout autre cadeau, si le dimanche d’après, elle le porte sur elle c’est qu’il a été agréé. Les fiançailles se déroulent deux ou trois semaines avant le mariage et ce sont les parents du jeune homme qui font solennellement la demande à la famille de la future. On laisse alors quelques instant les deux promis seuls dans une pièce, mais toujours sous surveillance, et le père de la fille donne ensuite son accord.
    A son mariage, la jeune fille est exclue de l’héritage paternel et élit domicile avec son mari chez ses beaux-parents.
    Les amis du couple, avant la cérémonie, déposent quelques grains de sel dans la poche du jeune homme pour écarter le mauvais sort ainsi que dans les souliers de la demoiselle, de même qu’elle était coiffée par une femme pour être heureuse en ménage.
    Au moment où la jeune fille se rend à l’église son père lui donne une pièce d’or ou d’argent et un verre d’eau, lui signifiant qu’il la nourrit et l’entretient pour la dernière fois.
    A l’église quand les époux s’agenouillent, le marié doit parvenir à poser son genou sur la robe de sa future s’il veut faire la loi chez lui et si elle ne veut pas être dominée au moment du passage des anneaux elle pli son doigt en signe d’insoumission.
    A la sortie de l’église le mari donne à sa femme les clefs de la maison qu’elle met à son « clavier » (sorte de pince tenue par une chaîne). Elle jette du blé sur sa famille et celle de son mari pour indiquer son intention d’apporter prospérité dans sa nouvelle famille. Les époux doivent alors sauter une barre fleurie, symbole de leur passage dans une nouvelle vie… la robe de mariée est vert olive, la couleur symbolise l’espoir.
     


    Robe de mariée



    Musée Jean Aicard

    Qui contacterDépart des visites au Musée Jean Aicard Place Eugène Silvain
    d'Octobre à Avril du mardi au samedi 10 h - 14 h - 16 h
    de Mai à Septembre : lundi AM, mercredi à samedi et dimanche après-midi à : 10 h - 14 h 30 et 16 h 30
    Visites libres à la demande et groupes sur réservation
    Téléphone04 94 33 72 02

    Musée Jean Aicard
     
    Poète romancier et académicien dont l’œuvre la plus célèbre est « Maurin des Maures ».
     
    1909 : élection à l’Académie Française au siège de François Coppée. Discours de réception de son ami Pierre Loti.
     
    Jean Aicard à choisit d’habiter dés 1916 le village et en devient Maire de 1919 à 1921. Né à Toulon le 4 février 1848 d’une famille de vieille souche provençale, il vécut surtout à Paris mais pour se rapprocher de la Provence qui lui manque et séduit par notre petit village, il achète « la petite maison qui semblait se blottir contre l’église » et s’y installe.
     
    Intéressé par la riche histoire de notre commune, il écrit « Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René » qu’il fit jouer par la Comédie Française en 1920 sur les ruines du château des seigneurs de Solliès « les Forbin »
     
    Partageant son temps entre la capitale et la Provence, Jean Aicard s’éteint à l’âge de 73 ans.
     
    Sa maison renferme de nombreux souvenirs et objet lui appartenants :
    Meubles de style Louis XV et Louis XVI, dont de magnifique commode typiquement provençale,
    Un buffet Arlésien du XVIIIème,
    Des tableaux de peintres provençaux, Gabriel Amoretti, Paulin Bertrand
    Rats de cave (bougeoirs) en ferronnerie, fait par Jean Aicard avec des ressorts de sommiers,
    Des lettres et des photos de ses amis, Mistral, Victor Hugo,
    Deux bagnards de Toulon en santon,
     
    Romans
    1890  Roi de Camargue
    1892  Le Pavé d’Amour
    1893  L’Ibis bleu
    1894  Fleur d’abîme
    1895  Diamant noir
    1896  Notre-Dame d'Amour
    1898  l’Ame d’un Enfant
    1899  Mélita
    1901  Tata
    1906  Benjamine
    1908  Maurin des Maures
    1908 L'Illustre Maurin
    1919  Gaspard de Besse
     
    Après sa mort :
    1923  Le Rire de Maurin
    1924  La Milésienne
    1928  La Gueuse des Marais


    Et de la dernière pièce du musée une vue magnifique sur les Maures.
    On y voit jusqu’à la mer...

    Bibliographie succincte
    Théâtre
    1870  Au Clair de la Lune
    1872  Pygmalion
    1873  Mascarille
    1883  La Comédie Française à A.Dumas
    1884  Smilis
    1889  Le Père Lebonnard
    1904  La Légende du Cœur
    1908  Le Manteau du Roi
    1920  Forbin de Solliès ou le
    Testament du Roi René

    Poésie
    1866  Jeanne d’Arc
    1867  Les Jeunes Croyances
    1871  Les Rebellions et Apaisements
    1873  Poème de Provence
    1876  La Chanson de l'Enfant
    1879  L e Petit Peuple
    1880  Miette et Noré
    1886  Le Livre des Petits
    1887  Le Livre d’Heures de l’Amour
    1888  Au Bord du Désert
     
    Paulin Bertrand    Peintre et sculpteur (1852-1940)

    Artiste très jeune, il suit les cours des Beaux Arts à Toulouse puis à Paris. Pour vivre, il dessine des modèles de bijoux, met sur pierre des œuvres à l’imprimerie de lithographie des frères Sylvestre. Lorsqu’il décroche le professorat de dessin, sa subsistance est enfin assurée et de plus, le succès arrive !
    Au salon des artistes français, il expose des portraits (dont celui d’Augustin Daumas), des paysages, puis de la sculpture. Les critiques sont élogieuses. Il est récompensé par le prix Marie Bashkirtseff, la médaille d’or et le hors concours.
    Modeleur, puis sculpteur, Paulin Bertrand créa des médaillons de Palamède Forbin, d’Antonius Aréna et de Jean Aicard, des bustes, dont un de Vigouroux en bronze et un de Jean Aicard, qu’il réalisa de mémoire, à la mort du poète en 1921.
    Les deux artistes s’étaient connus adolescents en 1860. Puis après avoir mené leur carrière respective, ils se retrouvent en 1914.
    Madame Paulin Bertrand, critique d’art, au nom de plume Léon de Saint Valéry, devient la secrétaire et dame de compagnie du poète académicien jusqu’au décès de celui-ci.
    ( Extraits des « Les Echos de Maurin », bulletin n°2, J.P Dubois).
     
     
    A la découvertes des écrits de Jean Aicard
     
    L’écrivain
    Extrait de Maurin des Maures (page 1)
     
    « L’homme entra et laissa grande ouverte derrière lui la porte de l’auberge. Il était vêtu de toile, guêtré de toile, chaussé d’espadrilles. Il était grand, svelte, bien pris. Ce paysan avait dans sa démarche une profonde distinction naturelle, on ne savait quoi de très digne. Il avait un visage allongé, les cheveux ras, un peu crépus, et sous une barbe sarrasine, courte, légère, frisottée, on sentait la puissance de la mâchoire. Le nez, fort, n’était pas droit, sans qu’on pût dire qu’il fût recourbé. De la lèvre inférieure au menton, son profil s’achevait en une ligne longue, comme escarpée, coupée à la hache. Sous sa lèvre, la mouche noire s’isolait au milieu d’une petite place libre de peau roussie, d’un rouge brun de terre cuite.
    Un souffle d’air froid, sentant la résine des pins et la bonne terre mouillée, s’engouffra avec Maurin dans la vaste salle haute, fumeuse et noire, de la vieille auberge des Campaux .
    Cette auberge est bâtie presque à mi-chemin entre Hyères et la Molle, au bord de la route qui suit dans toute sa longueur la sinueuse coupée du massif montagneux des Maures, en Provence, dans le Var… »
     
    Le poète
    « S’il t’échoit un fils tremble sur le dépôt qui t’est confié
    Sois pour cet enfant l’image de la divinité.
     
    Fais que jusqu’à dix ans il te craigne.
    Que jusqu’à vingt ans il t’aime.
    Que jusqu’à la mort il te respecte.
     
    Jusqu’à dix ans sois son maître.
    Jusqu’à vingt ans sois son père.
    Jusqu’à la mort son ami.
     
    Pense à lui donner de bons principes plutôt que de belles manières.
    Fais-le honnête homme plutôt qu’habile homme. »
     
    Sur le seuil de la porte du Musée Jean Aicard…
     
    « Arrête, voyageur fatigué d’espérance,
    Et, t’asseyant au seuil de cette humble maison
    Emplis tes yeux, ton cœur, de mon vaste horizon :
    C’est ici la plus belle France »
     
    Jean Aicard
     
     
    Jean Aicard et Palamède Forbin
     
    Solliès-Ville était alors un petit village aux rues désertes, aux maisons délabrées où seuls quelques habitants demeuraient. Les jeunes en quête de travail sont descendus progressivement dans la vallée. Riche, la terre y est fertile et le Gapeau est là pour l’arroser abondamment. Mais dans ce village où le silence règne, les seigneurs des lieux les Forbin ont  inscrit leur nom dans l’histoire de la région. Palamède Forbin est le premier de cette famille à s’être illustré en jouant, au XV siècle, un grand rôle dans l’union de la Provence à la France. C’est cela que Jean Aicard va faire revivre en écrivant une œuvre dramatique « Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René » qu’il fera jouer par la Comédie Française, le 7 août 1920, jour de fête commémorant la réunion de la Provence à la France. Il choisira comme décor les ruines du château des Forbin.
     
    Le 7 août 1920, sous un soleil radieux tout le monde monte à Solliès-Ville pour assister à la fête commémorative et aux trois inaugurations. Vers 15h 00, on procède à celle du monument aux morts, petite construction adossée au mur de l’horloge. Une plaque en marbre porte le nom des douze enfants du pays, morts pour la France. Plus bas, quelques vers de Jean Aicard leur rendent hommage. On inaugure aussi un médaillon représentant Antonius Aréna, poète macaronique, qui s’est battu contre les troupes de Charles Quint en 1536, pour défendre son village natal. Ce médaillon est réalisé par le sculpteur Paulin Bertrand.
     
    A 16h 30, les spectateurs se pressent sur l’esplanade de la Montjoie pour voir la pièce du poète. Les ruines servent de scène. La porte, brèche béante sert d’entrée aux artistes. Un petit oratoire placé sur un des côtés, ajoute une note plaisante au décor. La musique des équipages de la flotte joue en entrée la « Marche des Rois ». Un coup de clairon retentit, la pièce commence. Eugène Silvain, joue le rôle du bon roi René, Gerbault celui de Palamède Forbin. Les membres de la Comédie française tiennent les rôles principaux. Dans cette pièce il est question de l’héritage du bon roi René et de l’influence de Palamède sur la décision de l’héritier du comté de Provence. Jean Aicard souligne aussi l’admiration du roi René pour Jeanne d’Arc et pour la France. Vers 19h00, la foule acclame les comédiens et l’auteur. C’est un succès énorme et désormais on ne viendra plus par hasard dans ce petit village, perché sur la colline.
     (Texte inspiré de « Je dis tout », n° 807 samedi 14/08/1920.)



    Eglise St Michel

    Qui contacterMairie
    Téléphone04 94 33 72 02

    Eglise Saint Michel
     
    Classé Monument Historique en 1846
     
    C’est avant tout un lieu de prière
    qui renferme sous ses voûtes de nombreux objet d’art. 
     
    Construite fin XIème-début XIIème siècle, ce qui explique son caractère roman à influence gothique. Très curieuse avec ses deux pilier centraux de 13 mètres de haut, ce qui en fait une des rares églises à deux nefs. En réalité ce serait une ancienne salle dont les nefs égales étaient reliées au château des Forbin. Château en ruine situé en contrebas (avec une table d‘orientation et une vue magnifique sur la Vallée du Gapeau).
     
    On peut découvrir dans cette église :
     
    Les Orgues
     
    Le buffet de style gothique flamboyant, construit par Antoine Millani pour Solliès, date de 1499. C’est le plus vieux buffet d’orgues de France.
    On peut y lire une inscription en latin : ISTA ORGA FECIT FR.ANTO MILTA OR.SITAVOU, « cet orgue fait par frère Antoine Millani de l’ordre de Saint Augustin ».
    Hormis la partie de ce buffet rien ne subsiste de l’orgue de Millani. L’orgue actuel est de style italien classique avec 51 touches et le pédalier 26.
    Deux soleils représentent la commune sont sculptés sur le buffet.
     
    L’histoire des deux soleils, le blason de Solliès-Ville est un écu de couleur bleu azur, coupé d’une barre de gueules à bande d’argent chargée du mot Solliès-Ville et portant deux soleils d’or, un qui est en chef et qui rit et l’autre en point qui pleure. On dit qu’à Solliès-Ville, au solstice d’été un jeu de lumière fait que le soleil se couche deux fois…
     
    Petite histoire : Un jour, Monsieur Revoil des Monuments Historique vint en visite dans l’église et proposa à la commission des Monuments Historique d’acquérir le buffet d’orgue pour le Musée de Cluny contre deux tableaux.
    Monsieur de Guilhermy lui aussi des Monuments Historique fut d’avis que l’opération de déplacement et de reconstitution des différentes parties du buffet à Paris était trop difficile vu l’état de celui-ci.
     
    LeCiborium monolithique est une flèche de 7 mètres de haut. C’est un seul bloc de dentelle de pierre du 15ème-16ème siècles. (classé). Le tabernacle fait office de ciborium en recueillant les ciboires (vin et hostie). A l’intérieur un pilier en bois peint soutient le monolithe.
     
    L’Autel-rétable du Rosaire de style Baroque, est accompagné d’un superbe tableau de 1650 offert par Anne d’Autriche lors de son passage en Provence en 1661, les colonnes dorées à la feuille encadrent 16 petits tableaux représentant les 15 mystères du Rosaire ou mystère de la Sainte Vierge, divisés en 3 séries, et chaque série contient 5 mystères, dont les 1er sont appelés « joyeux », les seconds « douloureux » et les troisièmes « glorieux ».
     
     
    LeRetable de Saint Roch du XVIème siècle (classé), en pin. La partie inférieure représente des scènes de martyres, St Roch, patron des pestiférés est entouré de St Loup patron de Solliès-Ville et de St Jacques le majeur.
     
    La Chair, en bois est de style néogothique. En 1846 on abat la chair en plâtre en place depuis 20 ans et la tribune au long corridor qui l’accompagnée. Le 24 janvier 1848 on pose une chair en bois, confectionné à Hyères par M.Baude, ébéniste, pour le prix de 800 frs.

    LeChrist du 17ème siècle dit christ à la casquette car on le dirait couronner d’épis cassés. Pendant le Front Populaire en 1936, les habitants lui auraient mis un foulard rouge au tour du cou.
     
    Quelques grandes dates :
     
    - 1113, elle est citée dans la bulle de Pascal II.
    - 1148, citée dans la charte 844 ou Guillaume II, évêque de Marseille, donne à Saint Victor la possession de l’église Saint Michel Solariis.
    - 1620, on fait des réparations à l’édifice.
    - 1651 consécration de l’église.
    - 1661, le clocher est restauré.
    - 1670, le Christ dit à la Casquette est offert à l’église.
    - 1838, la foudre tombe sur le monument, ce qui endommage le clocher et une partie de la toiture.
    - 1827, nouvelle rénovation.
    - 1894, une partie de la voûte s’écroule, ce qui menace d’autres éléments.
    - 1846, classement de l’église aux monuments historiques.
    - 1944, au cours des combats de la libération, quelques obus frappent le mur du chevet mais sans trop l’endommager.
     
    Le Caveau des seigneurs de Solliès
     se trouve devant l’autel
     
    De nombreux seigneurs de Solliès y sont inhumés. Le caveau se trouve sous le maître-autel. Le 18 août 1931, avec l’autorisation de l’administration des Beaux Arts on procède à l’ouverture du caveau. En présence du maire de l’époque, monsieur Ramel et du conseiller municipal, monsieur Paul Maurel connu pour avoir écrit « La vie tourmentée d’une commune à travers les âges » et bien d’autres livres sur notre charmante Vallée. Messieurs Escallon, notaire, Leveré, peintre, Castel, maçon et quelques sollièsiens, venus pour l’occasion.
     
    La dalle est descellée, et à l’intérieur on découvre 18 crânes bien conservés, des débris de crânes, un très grand nombre d’ossements. Deux de ces crânes appartiennent à des enfants. Des morceaux de chaux semblent indiquer qu’on s’en est servi pour calciner des corps, il faut bien faire de la place car cette petite salle ne peut contenir que 7 à 8 cercueils. Aucun bijoux, bague ou ornement ne permet de déterminer à qui appartiennent ces ossements.

    Le Clocher
     
    Le clocher date de1661 et contient une cloche de 1589, refondue deux fois : en 1855 et 1938. En 1855 elle portait cette inscription : « Michele Archangelo este memor nostri, fecit, renovata 1589-1855 » actuellement elle porte une inscription en plus : « omnibus omnia rose marie 1938 »
     
    La cloche fut fêlée en 1918 et une généreuse donatrice offrit alors une cloche toute neuve à Solliès-Ville. On la prénomma comme sa marraine « Rose-Marie » et on la baptisa le 8 mai 1938. Le jour de ses sept ans « Rose-Marie annonça l’Armistice de la dernière guerre.
    En 1890, la cloche était posée depuis 1854, le parrain était le préfet du var Monsieur Mercier-Lacombe (préfet de Mars 1853 à Juin 1860) et la marraine Madame Aubert de la Castille. Elle portait la mention renovatafuit 1590-1854. La cloche précédente devait-être par conséquent de 1590.
     
    Le campanile (cage en fer forgé au-dessus du clocher) date de 1662 et abrite une cloche de 1531, de note mi, avec une inscription en caractères gothiques : « Iesus, Ma(ria) Sint Nobis Se(m)per (Iu in bia) Me Adrien Nardna MVCXXXI »
     


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