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Musée du Vêtement Provençal
ZoomEntrée du MuséeMusée du Vêtement Provençal
Ce musée est situé dans un ancien moulin à huile construit en 1772. Il cessa toute activité après le terrible gel de 1956, qui anéantit ainsi une grande partie des oliviers de la région.
Plus de 200 vêtements de femmes, d’hommes, d’enfants et accessoires de la vie quotidienne composent l’exposition permanente.
La collection couvre la période de 1800 à 1915, période fatale au vêtement provençal remplacé par la mode parisienne.
L’architecture intérieure du « moulin à sang », (moulin dont les meules pouvaient être tournées autant par les hommes que par les animaux), ses six voûtes de presse, sa cuisine typiquement provençale avec son potager (cuisinière), ainsi que de très belles pièces d’indiennes, la robe de mariée qui en Provence avant 1850 n’était pas blanche mais de couleur verte-olive, sauront vous conter les belles traditions de notre région.
Où peut-on retrouver des traces de la tradition du costume provençal ?
Les ex-voto permettent d’observer et d’analyser les costumes des personnages entourant le malade sur son lit ou bien sur les lieux de l’accident. (mais voir les ex-voto de Saint Louis et Costebelle à hyères…)
La crèche provençale, le santon d’argile peint est né à Marseille en 1803. De riches familles possèdent des « crèches bibelots » très souvent en verre filé de style baroque. Le succès du santon est du à ce que des créateurs s’inspirent de personnages caractéristiques de leur ville ou village.
Le costume provençal : Les différences sociales se traduisent par le port d’un costume différent, surtout en ce qui concerne la qualité et la richesse des textiles. Il n’y a pas qu’un costume en Provence mais plusieurs.
D’Avignon à Nice et de Marseille à Gap, nous retrouvons plusieurs types de costumes féminins : le costume d’Arles, le costume du Comtat Venaissin, le costume de la Provence Maritime, le costume de la Provence Alpine et celui de Nice. A Solliès-ville le costume qui nous intéresse est celui de la Provence Maritime.
La paysanne (la païsano) vit dans un logis modeste et travaille comme son mari à la campagne. Selon les saisons, elle cueille les olives, lie les gerbes de blé, vendange…À cause de son dur labeur la paysanne se confectionne des vêtements dans des matières dures comme le chanvre qu’elle file et le porte ensuite chez le tisserand qui en fabrique une toile solide. Par souci d’économie elle porte ses vêtements jusqu’à une extrême usure.
L’artisane (artisano) tient la boutique de son mari qui fait vivre la famille de son art. L’artisan est très souvent propriétaire de ses biens. Les tissus du costume de l’artisane par rapport à ceux de la paysanne sont de meilleure qualité.
La bastidane (la bourgeso) est la femme du ménager. Son mari est propriétaire de ses terres. Elle s’occupe de l’intendance du domaine et participe aux bonnes œuvres. Son costume est très proche de la mode parisienne.
La différence des costumes pour ces trois classes sociales est la qualité du textile. La paysanne porte un costume simple et rustique alors que l’artisane et la bastidane portent des vêtements confectionnés dans de riches étoffes. Mais les éléments de leurs costumes sont semblables, elles portent toutes une robe ou cotillon, un bustier, une chemise, un jupon, une coiffe, un fichu, un tablier.
Pour sortir, elles se couvrent d’une cape ou d’un châle, d’un chapeau noir pour l’hiver ou de paille naturelle pour l’été. Les hommes s’habillent d’une culotte, d’une chemise, d’une blouse. Le paysan porte une taiole, le bourgeois un costume noir avec gilet.
Zoomdessin à la plume (C.Dumaine)
